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Pourquoi cette votation citoyenne

Au terme d’un long processus parlementaire, les insecticides « tueurs d’abeilles » ont été interdits en 2016 (article 125 de la Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages). Les agriculteurs avaient deux ans pour se préparer et deux ans supplémentaires au cas où ils éprouveraient des difficultés à mettre en œuvre une telle interdiction. Soit plus de mille jours pour se conformer à cette interdiction ! Depuis le 1er juillet 2020, aucune dérogation à cette interdiction ne peut désormais être accordée.

C’était sans compter sur la pression de certaines filières agricoles qui n’envisagent plus pouvoir se passer de cette béquille chimique. La Confédération Générale des Planteurs de Betteraves fait actuellement pression (avec succès !!!) afin d’obtenir un nouveau délais de trois ans au moins pour pouvoir malgré tout utiliser des néonicotinoïdes !

Initialement présentée comme une façon de répondre à un problème ponctuel rencontré par le betteravier, il apparaît désormais évident que le gouvernement anticipe déjà une ré-autorisation des néonicotinoïdes pour d’autres filières agricoles. Pire, le gouvernement en profite également pour supprimer le principe même d’une évaluation environnementale !

Pendant ce temps, les études se succèdent pour pointer la responsabilité de ces insecticides systémiques dans l’effondrement des populations d’insectes pollinisateurs. Selon une étude allemande, en 27 ans, les trois quart des insectes auraient disparu !

Les enjeux

Dans la guerre contre le vivant que se livrent les agro-chimistes depuis des décennies, les insecticides néonicotinoïdes sont sans doute les produits les plus toxiques jamais inventés. 5000 à 7000 fois plus toxiques que le DDT (interdit en France il y a près de 40 ans), les insecticides « tueurs d’abeilles » sont les premiers responsables de la destruction des insectes. Apparus au milieu des années 90, ces insecticides systémiques sont majoritairement utilisés sous forme d’enrobage de la semence. Un milliardième de gramme de ce produit neurotoxique suffit à désorienter une abeille. Ces produits vont ainsi se répandre continuellement dans toute la plante traitée, des racines aux tiges, des feuilles au pollen. Selon certaines études, 80 à 98% de l’insecticide se retrouvent dans le sol et vont y rester plusieurs années.

Rien d’étonnant donc de retrouver des traces d’imidachlopride ou de thiaclopride (deux des principaux insecticides néonicotinoïdes utilisés) dans des milliers d’analyses d’eau de surface. Leur persistance dans l’environnement en fait de redoutables serial-killers ! Papillons, vers de terre, batraciens, oiseaux ou poissons d’eau douce pourraient être directement impactés par ces insecticides systémiques et neurotoxiques !

Sans débat ni évaluations sérieuses, le gouvernement s’apprête ainsi à remettre en cause l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes. Or, même si la betterave ne fleurit pas, l’insecticide produit tout au long de la croissance de la plante va contaminer les écosystèmes des sols aux eaux de surface, de l’air aux produits eux-mêmes. L’ensemble de l’entomofaune risque à nouveau de subir les errements d’une agriculture qui ne veut pas entendre parler de transition agricole.

Pourtant, avant même d’envisager une ré-autorisation des insecticides « tueurs d’abeilles », nous devons débattre collectivement du mode d’agriculture et d’alimentation que nous souhaitons. Près de 9% des betteraves produites en France finissent dans le réservoir des voitures ! Sur les 5,1 millions de tonnes de sucre de betterave produit en France, une grande partie est exportée… mais 100% de la contamination est et demeurera locale !

Une très large majorité des Français est hostile à ces traitements pesticides. Il est inacceptable qu’au détour des vacances d’été, profitant de la torpeur estivale, le gouvernement prenne la responsabilité de relancer cette guerre chimique au monde du vivant.

Mode d’emploi

  • Cette votation citoyenne aura lieu du 29 août 2020 au 25 septembre 2020 à minuit. Les résultats seront communiqués le 28 septembre 2020.
  • Qui peut prendre part à cette votation citoyenne ? Tout citoyen européen en âge de subir les conséquences de l’effondrement des populations d’insectes pollinisateurs.
  • Un individu ne peut prendre part au vote qu’une seule fois. La votation citoyenne a lieu par voie électronique via le site http://neonicotinoides.votationcitoyenne.fr/

Un site à l’initiative d’Agir pour l’Environnement

Agir pour l’Environnement est une association nationale de mobilisation citoyenne en faveur de l’environnement. Le but de l’association est de faire pression sur les responsables politiques et décideurs économiques en menant des campagnes de mobilisation citoyenne réunissant un réseau d’associations et de citoyens le plus large possible.